
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| Old Woods, Old Hunger | ||||
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Chroniqueuse Gryff'Time Little Nightmare Miss Poudlard12 2026 ![]() ![]() 4e année
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Titre : Old Woods, Old Hunger
Créé : 03/05/2026 à 09:22:05 - Modifié : 05/05/2026 à 11:59:04 ![]()
A.H.O.P. PROPAGANDE |
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Joueuse de Quidditch Apprentie Miss Poudlard12 2026 ![]() 5e année
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Titre : Re : Old Woods, Old Hunger
Créé : 08/05/2026 à 19:39:38 Ce cours de Métamorphose avait mal commencé bien avant que les sortilèges ne se mettent à partir dans tous les sens. Il y avait quelque chose dans la texture de l'air, ce matin-là, qui ne ressemblait pas tout à fait à un matin ordinaire. Rien de précis, rien que l'on aurait pu désigner du doigt. Willow avait noté la chose, l'avait rangée quelque part entre "à surveiller" et "probablement rien", et était passée à autre chose. L'incident lui avait donné ensuite raison. Ce qui ne lui avait procuré aucun plaisir particulier. Elle n'avait pas sorti sa baguette. Elle avait regardé le chaos se déployer d'un bout à l'autre de la salle avec l'attention froide de qui cherche la mécanique avant les conclusions. Les sorts avaient ricoché sur les murs, laissé des sillages de fumée dans l'air, heurté des surfaces que personne n'eut visées - et c'était cela qui la retenait, précisément : l'absence d'intention lisible derrière tout cela. Comme si la magie n'attendait plus personne pour se décider. Ce n'était pas de la fascination. C'était plus profond et moins agréable que cela ; quelque chose en elle qui se mettait à vibrer en écho, sans qu'elle l'ait voulu. Sa propre magie qui frémissait aux bords, presque à son insu. À côté d'elle, quelqu'un se retrouva les oreilles couvertes de piques de cactus et poussa un hurlement ; elle l'entendit à peine. Cela ne lui plaisait pas. Quand le Finite Incantatem - d'une ampleur étrangement démesurée - du professeur Rookwood avait éteint même les bougies et plongé la salle dans le noir, quelque chose s'était mis en ordre dans sa tête. Pas un soulagement ; une mise au point. Elle savait ce que c'était. Enfin - il serait peut-être plus correct de dire qu'elle savait qu'elle le savait. Ce genre de certitude-là, floue mais tenace, elle avait appris à ne pas l'ignorer. ☽
Le souvenir remonta pendant qu'elle traversait le couloir vers la bibliothèque : un livre de folklore sur les lieux de seuil, lu deux ans plus tôt par curiosité un peu désœuvrée, à moitié oublié depuis. Une légende parmi d'autres, six lignes coincées entre un passage sur les feux follets et un autre sur les cercles de pierres. Elle n'y avait pas accordé plus d'attention que cela à l'époque ; c'était le genre de chose qu'on lisait, que l'on trouvait vaguement intéressant, et que l'on rangeait dans un coin de mémoire sans étiquette. "Une fissure suffit à défaire une année." C'était bien la seule ligne dont elle se rappelait présentement. Elle retrouva le livre sans trop de mal : avec son dos en cuir brun, sa dorure effacée, il était rangé dans la deuxième étagère en partant du bas, dans la section folklore. Le chapitre s'ouvrit presque de lui-même à la bonne page, comme s'il l'avait attendue. Elle relut la légende une fois, méthodiquement, pour s'assurer que sa mémoire n'avait rien arrangé à son avantage. La vipère resta un moment les yeux sur la page, moins pour relire que pour laisser les pièces se mettre en place.
Et si le cercle s'était rompu - si quelque chose, ou quelqu'un, l'avait brisé avant l'heure - alors ce qui se passait depuis ce matin n'était pas un accident. C'était une conséquence. Elle n'aimait pas les conclusions hâtives, mais celle-là semblait s'imposer avec une logique difficile à contourner. Elle referma le livre avec soin, le remit à sa place attitrée, et récupéra son sac en cuir au pied de sa chaise. Ce n'était habituellement pas son genre de prendre une légende au pied de la lettre, loin de là. Elle avait toujours eu peu de patience pour ce qui ne se laissait pas vérifier, mesurer, démontrer. Willow avait toujours été quelqu'un de très terre-à-terre - finalement, comme son père, lequel lui rigolerait bien au nez s'il savait ce qu'elle s'apprêtait à faire. Les histoires de nymphes et de cercles brisés, dans d'autres circonstances, auraient en effet inspiré à la Serpentard un scepticisme poli au mieux. Mais les circonstances n'étaient pas ordinaires, et quelque chose - qu'elle n'aurait pas su nommer, encore moins expliquer - la poussait vers la sortie avec une conviction qui n'avait rien de rationnel. Elle décida de ne pas trop y réfléchir. La bibliothèque était silencieuse. Il y avait deux ou trois élèves épars, la tête dans leurs notes. Personne ne semblait avoir eu la même idée. ☽
La lisière de la Forêt interdite marquait l'endroit où la lumière cessait de se comporter normalement - absorbée par les troncs plutôt que filtrée, renvoyant une demi-obscurité permanente même en plein soleil d'été. Willow s'y arrêta le temps d'un inventaire rapide : ce qu'elle savait, ce qu'elle supposait, ce qu'elle risquait de rencontrer. La Forêt n'était pas interdite par excès de prudence administrative, et elle n'avait aucune illusion là-dessus. Et pourtant elle était là, debout à la lisière, à prendre au sérieux six pauvres lignes de folklore trouvées dans un livre poussiéreux. Elle n'avait toujours pas d'explication satisfaisante pour cela. En y repensant, elle trouvait cela légèrement pathétique, et se surprit à se demander ce qu'elle faisait effectivement là. Mais elle entra quand même, parce que la théorie tenait, et qu'une théorie qui tenait méritait d'être vérifiée. L'air changea immédiatement. Il était plus dense, empreint d'une odeur de terre humide et d'humus, de pétrichor, et de quelque chose d'autre en-dessous qu'elle ne sut pas nommer. La lumière ne tombait pas droit entre les arbres ; elle s'étalait, diffuse, comme hésitante. Ses pas, lents mais progressifs, faisaient peu de bruit sur la mousse. Elle avança sans se presser, attentive à chaque variation du sol sous ses semelles, aux craquements qui n'étaient pas les siens, à cette impression persistante d'être dans un endroit qui avait ses propres règles et les appliquait indépendamment de ce que quiconque pouvait en penser. Ce n'était pas de la peur, à proprement parler. Plutôt une certaine forme d'acuité, avec tous les sens légèrement tendus, la pensée nette, ce calme particulier qui s'installait en elle quand une situation devenait sérieuse et qu'il n'y avait plus de place pour autre chose que l'essentiel. Elle cherchait un cercle, une clairière, des traces au sol, n'importe quoi qui ressemblerait à ce que la légende décrivait. Quelque chose qui aurait dû tenir et ne tenait plus. Les arbres ne lui facilitaient pas la tâche. La Forêt n'était pas hostile, exactement - plutôt indifférente, avec cette façon qu'avaient les grands espaces sauvages de continuer à exister sans tenir compte de ce que l'on y cherchait. ![]() © Mily la plus belle |
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Chroniqueuse Gryff'Time Little Nightmare Miss Poudlard12 2026 ![]() ![]() 4e année
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Titre : Re : Old Woods, Old Hunger
Créé : 28/05/2026 à 18:05:44 An eternity later!!!
A.H.O.P. PROPAGANDE |
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